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Par l'entremise de la Stratégie nationale antidrogue lancée en octobre 2007, le gouvernement du Canada propose une approche ciblée en vue de contrer les drogues illicites au Canada. La stratégie comporte trois plans d'action, soit : la prévention de la consommation de drogues illicites chez les jeunes, le traitement de la dépendance aux drogues illicites, et la lutte contre la production et la distribution de drogues illicites. La Stratégie nationale antidrogue est le fruit d'une collaboration avec le ministère de la Justice, Sécurité publique Canada et Santé Canada.
Aborder le sujet des drogues avec son adolescent est disponible sur Internet à l'adresse suivante : http://www.preventiondesdrogues.gc.ca
Also available in English under the title: Talking with Your Teen about Drugs
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et Services gouvernementaux Canada, Ottawa, Ontario K1A 0S5 ou copyright.droitdauteur@pwgsc.gc.ca.
SC Pub. : 4939
Cat. : H14-24/2008F
ISBN : 978-0-662-08270-5
Le saviez-vous?
En 2006, 25 % des jeunes de 15 à 24 ans affirmaient avoir consommé de
la marijuana au cours de la dernière année[1].
L'usage de drogues illicites est un problème qui n'est pas nouveau, mais dont le visage a changé au cours des dernières décennies. En effet, certaines drogues sont plus courantes aujourd'hui qu'auparavant.
De fait, les risques liés à l'usage de drogues illicites ont une portée considérable. Les conséquences peuvent être graves pour la santé et l'avenir des jeunes.
Vu la nature changeante des drogues illicites, il n'est pas facile suivre leur évolution. Voilà un défi auquel font face les parents qui souhaitent influencer les décisions et le comportement de leur adolescent en matière de consommation de drogues illicites.
Ce livret contient de l'information de base sur les jeunes et les drogues illicites, qui vous aidera, en tant que parent, à discuter avec votre adolescent et à prendre des mesures pour prévenir l'usage de drogues illicites ou pour y faire face.
Le contenu du livret est structuré autour de certaines mesures importantes qui sont à portée de main des parents, soit :
Le site preventiondesdrogues.gc.ca renferme davantage d'information et de ressources.
Il n'est pas rare que les adolescents éprouvent des problèmes d'estime personnelle et qu'ils doutent de la place qui leur revient dans la société. Ils subissent des pressions sociales et des influences puissantes et complexes.
Les parents ont parfois l'impression de ne pas tout à fait bien comprendre ces pressions et ces influences. Ils se sentent mal informés à propos des dangers et des conséquences liés à l'usage de drogues, et ils craignent de s'éloigner des priorités de leur adolescent, de ses choix et de son comportement. Aussi, plusieurs parents trouvent-ils difficile d'aborder le sujet des drogues illicites avec leur adolescent. Pour tous ces motifs, les parents risquent d'avoir l'impression d'exercer de moins en moins d'influence sur leur enfant à mesure que celui-ci grandit.
Certains parents ne se rendent pas compte de l'influence pourtant considérable qu'ils ont sur le comportement de leur adolescent. Règle générale, ils sont même surpris d'apprendre que 87 % des adolescents considèrent leurs parents comme une source d'information crédible au sujet des drogues illicites[2].
À vrai dire, les parents sont en mesure de faire une grande différence. Ceux qui sont bien conscientisés à propos des drogues illicites sont mieux à même d'aborder facilement ce sujet avec leur enfant. Ainsi il seront mieux outillés pour prévenir l'usage de drogues et guider leur adolescent si ce dernier se trouvait en présence de drogues illicites.
Le saviez-vous?
Les adolescents qui se sentent attachés à leur famille sont plus susceptibles
d'éviter les dangers liés aux drogues[3].
Au cours des trois dernières décennies, les tendances de l'usage de drogues ont connu des variations constantes et des changements importants. Ainsi, la popularité des hallucinogènes, comme la PCP ou le LSD, est beaucoup moins marquée aujourd'hui qu'il y a trente ans. En contrepartie, la consommation d'ecstasy et de crack s'est accrue au cours des deux dernières décennies.
À l'échelle du pays, la proportion de jeunes âgés de 15 à 24 ans qui affirmaient avoir consommé au moins une substance illicite au cours de l'année précédente a passé de 23 % en 1994 à 38 % en 2004, une augmentation de 67 % en dix ans[4].
Par ailleurs, un certain nombre de sondages provinciaux auprès des étudiants menés au fil des ans, ont révélé des faits préoccupants :
Le site preventiondesdrogues.gc.ca propose des liens vers ces sondages et aussi vers d'autres sondages réalisés au Canada, lesquels renferment davantage d'information sur l'usage de drogues illicites.
Le saviez-vous?
En 2006, plus de 90 % des échantillons provenant de saisies d'ecstasy
analysés par Santé Canada contenaient aussi une autre drogue, la plus
commune étant la méthamphétamine (30,9 %)[11].
On distingue trois grandes catégories de drogues illicites. Certaines substances se retrouvent dans plus d'une catégorie.
Les hallucinogènes provoquent chez celui ou celle qui en consomme une perception de phénomènes ou d'objets qui n'existent pas. Parmi les hallucinogènes, on trouve notamment :
Les stimulants sont des substances qui excitent le système nerveux central de l'organisme. Parmi les stimulants, on trouve notamment :
Les neurodépresseurs regroupent des substances qui entraînent le ralentissement du système nerveux central de l'organisme. Parmi les neurodépresseurs, on trouve notamment :
Si vous connaissez la nature de ces drogues et savez comment on les consomme et quels sont leurs effets, vous serez mieux à même d'aborder le sujet des drogues illicites avec votre adolescent. Il est bon aussi d'apprendre à reconnaître les manifestations qui peuvent trahir la consommation de drogues chez votre enfant. Pour en savoir davantage, veuillez lire la section 4 du présent document et visiter le site preventiondesdrogues.gc.ca.
Le saviez-vous?
Les drogues sont potentiellement dommageables, tant physiquement que
psychologiquement. Les conséquences de l'usage de drogues peuvent être
plus graves chez les adolescents que chez les adultes parce que le
cerveau des jeunes est encore en développement[12].
L'usage de drogues illicites comporte de nombreux risques pour la santé qui peuvent varier grandement d'une substance à l'autre.
Puisque les stimulants ont la capacité d'accroître le rythme cardiaque et la pression artérielle, ils peuvent provoquer un accident vasculaire cérébral (AVC) ou causer la mort. Ils sont susceptibles de déclencher des convulsions ou des difficultés respiratoires, ou encore d'entraîner une arythmie cardiaque ou de l'anorexie.
De plus, ceux ou celles qui consomment ces drogues n'ont jamais la certitude des éléments chimiques qui les composent, ni de leur puissance. Les comprimés disponibles sur le marché prennent des formes, des couleurs et des tailles diverses. Ils peuvent arborer un logotype, mais celui-ci ne garantit en rien leur contenu. En 2006, 91,8 % des échantillons provenant de saisies d'ecstasy analysés par Santé Canada contenaient aussi une autre substance, le plus souvent de la méthamphétamine (30,9 %)[13].
Le saviez-vous?
Le cannabis illicite risque d'être contaminé par des pesticides ou
des champignons toxiques puisqu'il n'est soumis à aucune norme de santé ou
d'innocuité[14].
Les laboratoires clandestins où l'on fabrique des drogues illicites sont dépourvus de mesures de contrôle de la qualité et d'équipement approprié pour doser les produits. Par conséquent, ceux ou celles qui en consomment s'exposent à des risques de surdose ou d'intoxication.
De plus, en échangeant des aiguilles ou d'autres articles liés à la consommation de drogues, les consommateurs peuvent contribuer à la propagation de maladies comme l'hépatite C ou VIH/sida.
Le jugement et l'inhibition peuvent être altérés par les drogues. Celui ou celle qui en consomme pourrait donc se comporter dangereusement. Dans ces conditions, ces personnes sont à risque d'avoir des relations sexuelles non protégées pouvant provoquer une grossesse non désirée ou propager des infections sexuellement transmissibles.
Elles pourraient aussi se retrouver derrière le volant d'une voiture ou se trouver aux côtés d'un conducteur aux facultés affaiblies. Elles pourraient même essayer de nouvelles drogues, ce qu'elles n'auraient pas fait en temps normal.
Le saviez-vous?
En 2004, 29 % des jeunes de 15 à 17 ans affirmaient s'être déjà trouvés
dans une voiture aux côtés d'un conducteur ayant consommé du cannabis
au cours des deux heures précédentes[15].
La fumée de marijuana est nocive pour les poumons et la gorge. Elle contient plus de 400 substances chimiques dont bon nombre sont cancérigènes. La consommation régulière et prolongée de marijuana nuit à la motivation et cause des troubles de concentration, si bien que la mémoire et l'apprentissage de nouvelles connaissances sont susceptibles d'en souffrir. Le rendement scolaire risque donc d'en souffrir aussi.
La plupart des drogues illicites peuvent entraîner une dépendance. La toxicomanie est un phénomène complexe influencé par de nombreux facteurs. Elle se caractérise par un besoin irrésistible de consommer, de même que par une consommation soutenue malgré les maux causés par la substance. La toxicomanie peut accaparer la vie entière d'une personne. La toxicomanie pourrait ruiner l'avenir prometteur de votre enfant.
Le saviez-vous?
En 2006, plus de 4 700 jeunes de 12 à 17 ans ont été accusés au Canada
d'infractions liées au cannabis[16].
Les drogues dont traite le présent document sont assujetties à la Loi réglementant certaines drogues et autres substances et sont illégales à moins qu'une personne ait obtenu l'autorisation d'exercer certaines activités précises. Sans cette autorisation, le fait de posséder, d'importer, d'exporter ou de fabriquer ces substances, ou encore d'en faire le trafic (en vendre ou en donner à quiconque), est un acte criminel.
De tels délits sont passibles de condamnations devant un tribunal, la sentence pouvant aller d'une amende à une peine d'emprisonnement, voire les deux. Et qui dit condamnation dit aussi casier judiciaire, lequel pourrait :
Le saviez-vous?
La marijuana est une substance illicite. Il est criminel d'en posséder,
d'en vendre, d'en cultiver ou d'en donner à quiconque, sous peine d'amende,
d'emprisonnement et au risque de faire l'objet d'un casier judiciaire,
des mesures qui peuvent limiter les choix professionnels et la possibilité de
voyager.
Les jeunes qui commettent des délits aux termes de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances risquent d'être arrêtés et accusés. Ils pourraient faire l'objet d'un casier judiciaire en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.
En 2006, 6 382 jeunes de 12 à 17 ans ont été accusés d'infractions liées aux drogues. Parmi ceux-ci :
Les médias ont largement abordé le statut juridique de la marijuana, si bien qu'il peut y avoir confusion quant à son caractère légal. Il importe que les parents et leurs enfants comprennent bien de quoi il en retourne, en regard de la loi, lorsqu'il est question de marijuana.
La marijuana est une substance régie par la Loi réglementant certaines drogues et autres substances. Le fait de posséder, d'importer, d'exporter ou de cultiver cette substance, ou encore d'en faire le trafic (en vendre ou en donner à quiconque), est un acte criminel.
À cet égard, il n'existe qu'une seule exception. Aux termes du Règlement sur l'accès à la marihuana à des fins médicales (RAMM), certaines personnes souffrant de graves problèmes de santé sont autorisées, avec l'aval de leur médecin, à avoir en leur possession certaines quantités de marijuana séchée utilisée à des fins médicales, et à en cultiver (ou à désigner quelqu'un pour le faire à leur place).
Toute relation saine repose sur la communication, ce qui est particulièrement vrai lorsqu'il s'agit d'aider votre adolescent à acquérir les compétences qui lui permettront de prendre des décisions judicieuses.
Dès sa naissance ou presque, l'humain est appelé à prendre des décisions. De fait, le bambin a ses jouets de prédilection et préfère à d'autres certains aliments. À mesure qu'il grandit, ces choix se diversifient et ont un impact de plus en plus marqué sur son avenir. Guidés par leurs préoccupations quant à la santé et à la sécurité de leur enfant, les parents l'encadrent étroitement pour faire en sorte que ses choix soient les meilleurs.
Le saviez-vous?
Les parents qui discutent avec leurs enfants et qui surveillent leurs
activités réduisent la probabilité que ces derniers fassent usage
de drogues[18].
En tant que parent, il s'agit donc de permettre à votre enfant d'acquérir les compétences qui lui permettront de faire des choix sensés et de prendre des décisions éclairées, lesquelles touchent par exemple l'école, le cercle d'amis ou encore les activités sociales. Dès que le processus décisionnel se consolide chez l'enfant, celui-ci se sentira plus sûr de lui devant les choix concernant l'usage de drogues.
Parler des drogues avec votre adolescent s'inscrit dans ce programme d'encadrement grâce auquel vous le préparez aux nombreuses décisions qu'il aura à prendre un jour ou l'autre et qui, à long terme, influenceront le cours de sa vie. Voici quelques astuces qui faciliteront les discussions que vous aurez avec votre enfant :
L'usage de drogues chez les adolescents peut être motivé par la pression des camarades. Pour la plupart des jeunes, le fait d'être accepté et de s'intégrer est prioritaire. Or, les adolescents n'ont pas tous la capacité de résister à la pression des pairs.
Les jeunes gens qui ont confiance en eux-mêmes seront mieux outillés pour parer ou contrer les pressions sociales qui les incitent à consommer des drogues. En tant que parent, vous êtes en mesure de favoriser cette confiance en soi. Vous pouvez confier à votre adolescent des responsabilités qu'il saura honorer. Encouragez-le et soulignez fièrement ses réalisations.
Vous avez une grande influence sur votre adolescent, mais vous êtes aussi un exemple à suivre à ses yeux. Vous devriez donc, dans vos actions, être conséquent avec les principes que vous lui avez inculqués. Les gestes sont parfois plus puissants que les mots.
Le rythme rapide des transformations est bien souvent le lot de l'adolescence. Il s'agit d'une période où l'on fait des choix et au cours de laquelle se développent nos intérêts. C'est une étape où l'individu se forge un style et voit son corps devenir celui d'un adulte. Tout cela se traduit généralement par une évolution du comportement, de l'entourage et des activités. Et toutes ces transformations, y compris l'usage éventuel de drogues, laissent entrevoir des signaux que les parents peuvent capter.
Vous devez être à l'affût des indices qui révèlent l'usage de drogues. Il vous faudra néanmoins quelques connaissances. Vous devrez être attentifs à tout changement lié au comportement, au rendement scolaire ou aux activités sociales.
Même si on pourrait considérer a priori ces changements comme normaux chez un adolescent, les éléments ci-dessous méritent que vous les considériez comme des indices que votre adolescent consomme peut-être des drogues.
Parmi l'équipement associé à l'usage de drogues, on trouve notamment :
N'hésitez pas à agir si vous croyez que votre adolescent consomme des drogues. Abordez directement la question avec lui. Si vous pensez avoir besoin d'aide, sachez qu'une foule de ressources sont mises à votre disposition. Parlez-en à votre médecin de famille ou au conseiller scolaire de votre adolescent. Sinon, téléphonez à l'un des services d'aide ou aux représentants des programmes et des organismes figurant à la fin de ce livret. Pour obtenir de plus amples renseignements et pour consulter la liste des liens vers les services offerts dans votre région, visitez le site preventiondesdrogues.gc.ca.
Si vous vous rendez compte que votre adolescent a fait usage de drogues illicites, vous ne trouverez pas de réponse facile ni de solution unique. Souvenez-vous toutefois qu'en tant que parent, vous êtes en mesure d'influencer le comportement de votre adolescent. Malgré ce qu'ils font ou disent, vos enfants vous considèrent comme une source de soutien, d'encouragement et d'encadrement.
Les effets des diverses drogues sont très variés et souvent imprévisibles. Certains sujets ressentent de l'euphorie, un regain d'énergie ou un sentiment de relaxation, alors que d'autres deviennent déprimés, anxieux ou craintifs. Et rien ne garantit d'une fois à l'autre qu'une personne ressentira les mêmes effets après avoir consommé une drogue particulière. Sa réaction dépend de plusieurs facteurs, dont son âge, son poids, la dose utilisée, la méthode employée, l'humeur, les attentes et l'environnement immédiat. La présente section vise à décrire certaines drogues illicites et propose de l'information sur leurs effets à court terme et sur les risques qui leur sont associés. Pour plus de renseignements sur ces drogues ou sur d'autres substances, veuillez consulter le site preventiondesdrogues.gc.ca.
Le cannabis sativa est une plante à partir de laquelle sont produits la marijuana, le haschisch et l'huile de haschisch. Le principal agent psychotrope du cannabis se nomme le THC. La marijuana est faite à partir des feuilles séchées et des boutons de la plante. Quant au haschisch, il contient plus de THC que la marijuana. On le vend en morceaux bruns ou noirs provenant de la résine séchée et comprimée qu'on extrait de la sommité fleurie de la plante. Enfin, l'huile de haschisch est une substance collante brun-rouge ou verte qu'on fabrique en faisant bouillir la sommité fleurie dans un solvant organique. Le cannabis est fumé ou encore intégré à des aliments.
Autres noms
acapulco gold, ace, bat, bhang, billot,
sinsemilla de Californie, chanvre, colombien, doobie,
dope (cannabis), ganja, herbe, chanvre indien, jamaïcain,
jive (bâtonnets), joint, mari,
marihuana, marijuana, marie-jeanne, mauie
wowie, mexicain, panama gold,
panama red, pétard, pot, ragweed,
reefer, sativa, sinse, thai sticks, weed, hachisch, hash, huile
de hachisch, honey oil, weed oil.
Effets à court terme
L'usage du cannabis peut produire divers effets, notamment :
La cocaïne est dérivée des feuilles du cocaïer d'Amérique du Sud. On les transforme pour en faire une poudre blanche qu'on renifle ou encore qu'on dissout dans l'eau avant injection. La poudre de cocaïne est utilisée pour produire d'autres formes de cocaïne qu'on peut fumer. Ces substances, appelées freebase ou crack, ressemblent à des cristaux ou à des pierres de petite taille.
Autres noms
base libre, C, coke,
crack, coco, flake, freebase, neige, nose, candy, poudre, rock, snow,
stardust
Effets à court terme
L'usage de cocaïne ou de crack peut produire divers effets, notamment
:
L'ecstasy est une « drogue de la rue » qui n'est fabriquée qu'en laboratoires clandestins. Elle est habituellement vendue en comprimés, en capsules ou en poudre. Les comprimés prennent des formes, des tailles et des couleurs diverses et ne contiennent pas tous la même dose d'ecstasy. De fait, certains comprimés vendus à titre d'ecstasy n'en contiennent pas du tout. On y trouve parfois de la fécule de maïs, des savons ou des détergents, ou encore d'autres drogues comme de la caféine, de l'éphédrine, de la méthamphétamine et du LSD.
Autres noms
adam, AKA, E,
euphorie, hug drug, M, M&M, MDM, 3,4-méthylènedioxyamphétamine,
MDMA, rave, X, XTC,
drogue de l'amour, party pill, hug, beans,
clarity lover's, speed
Effets à court terme
L'usage d'ecstasy, même à court terme peut produire divers effets,
notamment :
Le LSD (acide lysergique diéthylamide) est un hallucinogène couramment appelé « acide ». Il est fabriqué à partir de l'acide lysergique, une substance provenant d'un champignon (source d'ergotamine tartrate) qui croît sur le seigle et d'autres céréales. Le LSD à l'état pur est une poudre cristalline blanche, inodore et légèrement amère. Il est très puissant : un petit comprimé de LSD pur contient environ 3 000 doses.
Autres noms
acide, back breaker, blotter acid,
blotters, boomers, cid, dots, mellow yellow, barrels, California sunshine,
cube, domes, flats, frogs, lids, wedges, micropointe, purple
haze, hits, tabs, trips, window pane, yellow sunshine
Effets à court terme
L'usage de LSD peut produire divers effets, notamment
:
La méthamphétamine est une drogue illicite synthétique (fabriquée artificiellement); elle ne provient pas d'une plante ou d'une herbe. La texture et la pureté de la méthamphétamine varient selon son mode de fabrication. On la trouve sous forme de poudre fine ou grossière, en cristaux, ou encore morcelée et parsemée de fragments gris ou roses. Elle est consommée par voie orale ou administrée par injection; on peut la fumer, la renifler ou l'administrer par injection. La forme de méthamphétamine qui se fume s'appelle méthamphétamine cristallisée (ou crystal meth).
Autres noms
222, chalk, crank, cristal, cristal
meth, glass, hawaiian salt, high speed, chicken feed, ice, koolaid,
kryptonite, beurre d'arachides, pinotte,
rock candy, sketch, soiks, speed, meth, spooch, stove top, tina, tweak,
zip
Effets à court terme
L'usage de méthamphétamine peut produire divers effets, notamment :
La psilocybine est un hallucinogène qui se retrouve à l'état naturel dans certaines espèces de champignons. Sur le marché illicite, on la trouve sous forme de champignons séchés entiers ou sous forme d'une substance brunâtre et poudreuse. La psilocybine est parfois fabriquée dans des laboratoires clandestins et vendue en capsules sur le marché illicite, ou encore sous la forme d'une poudre blanche ou de comprimés. Les champignons sont souvent mangés crus ou cuits, mais on peut aussi les faire macérer dans de l'eau chaude pour en faire du « thé » de champignons, sinon les mélanger avec du jus de fruits pour en faire un mélange qu'on appelle un « fungus delight » (« boisson aux champignons »). Dans une moindre mesure, la psilocybine est aussi aspirée, reniflée ou administrée par injection.
Autres noms
champignons magiques, champignons, shrooms,
mushies, fungus, fungus delight
Effets à court terme
L'usage de psilocybine peut produire divers effets, notamment :
Jeunesse, J'écoute est le seul service pancanadien gratuit et bilingue
de consultation, d'aiguillage et d'information offert aux enfants et
aux jeunes par téléphone ou par Internet.
1-800-668-6868